Budget

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Conférence de presse portant sur le rapport de la CTC.

Mise au point du Maire sur rapport de la Chambre Territoriale des Comptes et la gestion de la commune de 2012 à 2017

Suite aux observations de la CTC sur les comptes et la gestion de la Commune de Faa’a, et l’écho dont en ont fait les médias depuis sa publication, le Maire tient à apporter les précisions suivantes.

Tout d’abord, il convient de souligner la bonne gestion financière de la commune, avec « des comptes fiables », « des indicateurs financiers favorablement orientés, tant en matière d’autofinancement que d’endettement grâce à la maîtrise des dépenses de fonctionnement », « un pilotage des ressources humaines mieux maîtrisé » et « des marchés publics bien tenus ».

Toutefois, la CTC affirme également que « la commune n’utilise pas toutes ses marges de manœuvre financières pour investir » et « répondre aux besoins de sa population ». Il est important de rappeler que de nombreux « besoins » de la population relèvent de la compétence du Pays (emploi, logement,social, santé, sport, urbanisme…) ou de l’Etat (sécurité et ordre public…), même si de fait, ils se déchargent allègrement et sans compensation sur les communes.Pour sa part, depuis 2004, la commune a réalisé de nombreux équipements publics, non seulement dans ses domaines de compétence (AEP, constructions scolaires, voirie, cimetières, sécurité..) mais aussi dans les équipements sportifs et de loisirs, compétence du Pays. Ainsi, alors que ses dépenses d’investissements étaient de 278 MF/an en moyenne avant 2003, cette moyenne est passée à 670 MF depuis 2004, et à 823 MF sur la période contrôlée. Grâce à une politique financière responsable et prudente depuis plusieurs années, la commune a pu dégager un fonds de roulement important pour faire face aux besoins de financement colossaux des enjeux environnementaux et surtout réduire l’impact financier sur les familles.

Enfin, la CTC pointe du doigt « des services publics environnementaux insuffisamment développés » et des « budgets annexes toujours sous perfusion du budget principal alors que les usagers, doivent, par leurs redevances, financer ces services publics ». Depuis 2011, la commune s’opposeà cette obligation « copiée collée » de France, qui entraîne pour la population une augmentation des redevances insoutenable, socialement compromettante et injuste (cf. Hao, Arue…). Elle demande en effet que la facture soit payée non par les victimes (la population en paie déjà le prix : TEAP, TERV..) mais par les responsables de la « pollution du milieu » : l’Etat avec le bouleversement de nos modes de consommation et de vie suite à l’installation de l’aéroport et du CEP, le Pays par ses politiques d’importation (déchets), de logement et d’urbanisation anarchique (assainissement), mais aussi par le refus systématique de toutes les solutions proposées par la commune depuis 1983 concernant les déchets, par le choix d’implantation de la station d’épuration de Tahiti à Punaauia avec le refus d’y raccorder la commune de Faa’a. Cette obligation d’équilibre exige en tout cas de la commune de poursuivre sa recherche du meilleur compromis technique et financier et non de se lancer tête baissée dans une solution sous prétexte d’un fonds de roulement important ou de financements du Contrat de projet. L’intérêt supérieur de la population de Faa’a ne sera jamais sacrifié sur l’autel des intérêts de multinationales ou de banques françaises.

Aussi, au nom de l’intérêt supérieur de nos populations, le maire de Faa’a appelle tous les élus du Pays, les 48 maires notamment, à soutenir sa demande de retrait de l’obligation d’équilibre du CGCT et de modification du statut de 2004 pour la répartition des compétences (avec un retour du taux de prélèvement du FIP à 25%), et appelle l’Etat français à mettre fin au colonialisme, qui « entrave le développement social, culturel et économique » de notre peuple.

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