Réunion apiculture

Se faire des revenus grâce à L’Apiculture

_DSC0010Ce jeudi 30 janvier, dans la salle de Rautea, Tavana Oscar TEMARU, Ella TOKORAGI (responsable) et Stéphane BROUTTIER (spécialiste) accueillaient près d’une centaine de personnes, parmi les premiers inscrits aux sessions gratuites de « Conseils et Accompagnement en Apiculture » mises en place par la Commune de Faa’a, encore et toujours pionnière en la matière.

Malgré le fait que ces sessions ne soient réservées qu’aux administrés de Faa’a et notamment aux jeunes à la recherche d’un emploi, de nombreuses personnes d’autres communes sont venues, attirées par cette activité nouvelle.

« Cela fait plusieurs années que nous cherchons tous les moyens pour développer économiquement notre pays, et l’Apiculture est un levier. Nous avons sollicité Stéphane BROUTTIER, spécialiste apicole fort de 40 ans d’expérience pour mener à bien ses sessions, depuis la construction de la ruche jusqu’à l’extraction du miel, et son éventuelle commercialisation… », nous confiait Mr le Maire.

Après une présentation du contenu des sessions, pendant lesquelles Stéphane BROUTTIER rappelait le potentiel immense de notre Fenua et l’importance des abeilles sur notre environnement direct (pollinisation des arbres fruitiers et des fleurs), un long échange avec le public sous forme de questions-réponses s’est installé.

Extrait des questions :

Au bout de combien de temps peut on espérer une récolte ?
« En période d’abondance, une ruche peut produire du miel au bout de 3 mois. Par contre cela dépend énormément du climat et des saisons. A Tahiti il faut distinguer la période d’abondance (octobre à avril) de la période de disette (mai à septembre) durant laquelle il ne faut pas récolter le miel si on ne veut pas perdre sa ruche… »

La pulvérisation chimique contre les moustiques affecte-t-elle les abeilles ?
« La nouvelle campagne de pulvérisation du Pays avec la Deltamethrine est 80 fois moins nocive que ce qu’ils voulaient faire au départ avec le Malathion, un produit totalement interdit par l’Organisation Mondiale de la Santé. Pour l’instant il n’y a pas de mortalités inquiétantes mais il faut rester prudent. »

ITW d’une participante :
« C’est vraiment bien pour nous à Faa’a, et ça m’intéresse vraiment de faire ma ruche, pour produire du miel pour moi et ma famille comme les anciens le faisaient! Ensuite quand nous serons rodés nous auront une bonne quantité de miel, j’espère pouvoir le vendre et gagner de l’argent avec. »